LLouis

Portfolio

LLOUIS #1973

1973

J’ai vingt ans.

Hyper actif, curieux de tout, insatiable, excessif, colérique à friser la psychiatrie, le moteur sera l’inconscience.
Ne pas voir le monde comme il est, les autres comme ils sont.
Ignorer l’aménagement extérieur des choses.
Tous et tout sera repensé, redessiné, adapté à ma vision.

Ça passe où ça glace.
Le monde réel ne m’intrigue pas.
Les seuls voyages qui m’intriguent hantent mes hémisphères.
Tout m’intéresse dans un désordre ordonné.
J’ai voulu écrire avant de savoir lire, parler avant d’écouter, compter avant de gagner.

Je détruirai nombre d’amitiés et me ferai plus d’ennemis que d’amis
La plupart sont morts, meurent ou mourons.

Cette avalanche d’asocialités ne me portera certainement pas ou j’aurais pu aller.
Je m’en tape, je m’encombre d’un minimum de dettes humaines.

A l’écart des associations qui performent par cumuls, les clans, les nations, les armées, les confédérations, les sociétés secrètes, les sectes, les religions, les races, je crois en la valeur intrinsèque et nominale de ce qui vit.
Les mécaniques à agréger les incompétences, les bassesses, les jalousies, les faux semblant, les différences, sont des machines à perdre qui mènent inéluctablement à l’extermination.

Chaque homme, chaque femme, doit se porter, quelque qu’en soit le prix.
La dilution dans la masse n’excuse rien et, in fine, ne permet rien.

L’entretien de cette règle ne m’amènera nulle part, mais je trouve cela beaucoup mieux que là où je ne voulais pas aller.

Ce paragraphe, assez ennuyeux, est résumé sous forme plus efficace par quelques vers anglo-saxons, Say No Say No Say.
C’est le miracle de cet art, dit mineur, accessible à tous sans aménagement dédié.

Leave a Reply